Économie

Définir l’économie, c’est prendre position. Il est possible d’en donner de nombreuses définitions. Pour faire simple, disons qu’elle concerne tous les aspects de la vie qui impliquent des échanges. L’économiste analyse les décisions humaines, comme peuvent le faire la psychologie ou la sociologie (ou encore la science politique). En quoi est ce que l’économie diffère des autres sciences humaines ? Principalement par ses hypothèses de travail. Pour l’économiste, l’agent est rationnel, il prend des décisions dans son intérêt, connait ses préférences, sait les classer. Il cherche à calculer le coût du renoncement de ses décisions. C’est ce qu’ont étudié et étudient toujours les économistes. Lors d’un mariage, lors de la construction d’une centrale nucléaire, lors de la vente d’une maison, pourquoi les gens prennent-ils les décisions qu’ils prennent ? L’économiste réalise ses analyses à deux niveaux (qui s’imbriquent, mais dont le passage d’un niveau à l’autre reste problématique) : au niveau des agents (niveau microéconomique – niveau du consommateur ou de l’entreprise) et au niveau de l’ensemble des agents (on parle alors d’agrégats, au niveau d’une nation par exemple – c’est le niveau macroéconomique).

  • La micro-économie cherche à définir le comportement des agents lors de l’échange. La théorie de base qui sous-tend ce modèle est la théorie de l’utilité. Il est possible de dire que la micro-économie est l’héritière des économistes classiques. Cette théorie conceptualise les comportements des agents en se basant sur plusieurs axiomes dont l’individualisme méthodologique. Une fois cette théorie de l’utilité décrite, il est possible d’en déduire la théorie du consommateur  , de la théorie de la demande. Sur le même principe, on en déduira la théorie de l’offre et  la théorie de la production et des coûts. Ces deux côtés de l’échange déterminés, consommation et production, nous permettront ensuite d’attaquer le lieu de rencontre de l’offre et de la demande : le marché. D’abord via le modèle de concurrence pure et parfaite puis, avec l’abandon des hypothèses peu réalistes du modèle de CPP, le modèle de concurrence imparfaite. C’est aussi dans ce cadre que se développent, ou plutôt que trouvent le plus de fertilité, les avancées de la théorie des jeux.
  • La macro-économie. Quand on commence la macro, on commence par la comptabilité nationale et la construction des principaux indicateurs économiques : pour avoir une vue d’ensemble il faut bien avoir des indicateurs et savoir comment ils sont construits. Ensuite, il faut s’intéresser à la théorie macro-économique classique ou néoclassique puis keynésienne. il y a grosso modo trois « modèles » à connaitre : Le modèle IS-LM d’équilibre à court terme avec prix fixes et facteur capital fixe, en économie fermée où les deux marchés d’importance sont le marché des Biens et Services et le marché de la monnaie. Le modèle AD-AS d’équilibre à moyen terme, où les prix et les quantités sont variables. Seul le capital est fixe. Enfin, il y a les différents modèles de croissance où toutes les variables sont flexibles. C’est dans cette partie qu’on aborde  notamment la croissance exogène et la croissance endogène.
  • Cependant, une fois que ces deux domaines de l’économie sont étudiés, que faire ? Il faut évidemment s’intéresser à des sujets qui remettent en perspective toutes ces connaissances : l’histoire des faits économiques et l’histoire de la pensée économique.

Vous trouverez, ici, une petite bibliographie indicative.

Par la suite, les sujets passionnants arrivent : La monnaie, les politiques économiques, les marchés financiers, les relations extérieures. Une fois qu’on a couvert tous ces sujets, on peut dire qu’on a fait une bonne partie du chemin. Mais il en reste encore pas mal…l’économie industrielle, l’économie institutionnelle, l’économie d’entreprise, la socio-économie, la sociologie économique…

Il est aussi intéressant de jeter un coup d’oeil aux théories et pratiques en termes de management et de gestion des ressources humaines.

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